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Médecine Holistique


La médecine standard, traditionnelle ou orthodoxe, également appelée allopathie, définit la santé par l’absence de maladie. Cette définition est incorrecte.

 

Par contre, la médecine holistique est d’accord avec la définition de la santé utilisée par l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), qui la définit comme étant un état de bien-être physique, mental, et social complet.
« Malgré les idées de certains médecins éminents, la médecine se focalise toujours sur les maladies, ce qui crée un échec d’orientation.

 

Ses praticiens agissent toujours comme si les maladies attrapaient les gens, plutôt que de comprendre que les gens attrapent des maladies en devenant sensible aux germes de la maladie auxquels nous sommes tous constamment exposés.

 

Même si les meilleurs médecins ont toujours eu de meilleures connaissances, la médecine dans son ensemble a rarement étudié les gens qui ne tombent pas malade. La plupart des médecins considèrent rarement comment l’attitude d’un patient envers la vie détermine sa quantité et sa qualité.

 

Les définitions allopathiques et holistiques de la santé diffèrent beaucoup sur le diagnostic et le traitement de la maladie.

 

Les personnes qui utilisent la médecine traditionnelle ne se soignent pas tant qu’ils ne sont pas malades.


Peu d’importance est accordée aux traitements préventifs. Les causes principales des maladies sont censées être les pathogènes, les bactéries, les virus et les dérèglements biochimiques.


Les tests scientifiques sont souvent utilisés pour les diagnostics.


Les médicaments, la chirurgie et les radiations font partie des outils clés pour traiter les problèmes.
Extrait de « Amour, Médecine et Miracles », par Bernie S. Siegel, M.D.

 

La médecine holistique, quant à elle, se focalise sur la prévention des maladies et le maintien de la santé.


Elle voit la santé comme un équilibre entre les systèmes du corps (mental, émotionnel, spirituel et physique)


Tous les aspects d’une personne sont considérés comme étant interdépendants (principe appelé holisme et signifiant « état d’intégralité ».


Tout déséquilibre est censé stresser le corps et causer une maladie. Pour combattre la maladie, la médecine alternative utilise de nombreuses thérapies pour soutenir les défenses naturelles du corps et restaurer l’équilibre.


La meilleure illustration de cette approche est le fait que les médecins chinois antiques étaient payés seulement quand leurs patients étaient en bonne santé, pas quand ils tombaient malades.


La médecine naturelle, qui suit une approche holistique, considère la maladie et les problèmes comme un déséquilibre de l’esprit et du corps qui s’exprime sur l’état physique, émotionnel et mental d’une personne.


Même si l’allopathie reconnait que de nombreux symptômes physiques ont des causes mentales (par exemple le stress émotionnel peut causer un ulcère ou des maux de tête chroniques), son approche consiste généralement à supprimer les symptômes, à la fois physiques et psychologiques.


La médecine naturelle considère les symptômes comme un signe ou la réflexion d’une instabilité plus profonde à l’intérieur de la personne, et elle essaie de restaurer l’harmonie physique et mentale qui soulagera alors les symptômes.

 

La médecine holistique reconnait que le corps humain est très bien équipé pour résister aux maladies et soigner les blessures.


Mais quand la maladie s’installe, ou qu’une blessure est faite, le premier instinct en médecine holistique est de voir ce qu’on pourrait faire pour renforcer cette résistance naturelle et les agents guérisseurs pour qu’ils puissent agir contre la maladie plus efficacement.


On ne s’attend pas à des résultats immédiats.


Mais on ne s’attend pas non plus à ce que des résultats arrivent au prix de dangereux effets secondaires
La guérison naturelle est plus ou moins une attitude.


Par exemple, quand vous avez mal à la tête, au lieu de prendre directement un cachet d’aspirine, qui peut endommager la paroi de votre estomac ou causer des effets secondaires plus graves, faites une sieste.


Vous avez mal au dos ? Au lieu de prendre du valium, qui peut causer de la fatigue, une perte de coordination et même pire, essayez de détendre les muscles de votre dos avec des applications locales de chaleur.


Vous souffrez d’un très sévère mal de dos ?


Au lieu de prendre des médicaments pour soulager la douleur qui peuvent créer une dépendance, envisagez de vous faire manipuler par un ostéopathe, qui réglera souvent la cause de la douleur.


Avant d’envisager la chirurgie, essayez d’abord de faire de l’exercice, ce qui peut éviter la chirurgie dans de nombreux cas.
Certaines personnes qui font une attaque cardiaque meurent avant d’arriver à l’hôpital, pas seulement à cause du problème en lui-même, mais parce que la panique peut causer un rétrécissement plus fort des vaisseaux sanguins, imposant un stress supplémentaire insoutenable.


La recherche sur le cerveau a maintenant des preuves qu’en plus d’un rétrécissement des vaisseaux sanguins, une attitude de défaite ou de panique crée un stress émotionnel qui a un effet débilitant sur le système immunitaire et endocrinien. Inversement, une attitude de confiance et de détermination active des sécrétions bienveillantes et thérapeutiques dans le cerveau.


Une patiente avec laquelle j’ai brièvement travaillé, que j’appellerai Sheila, donne un exemple spectaculaire de l’importance de l’esprit dans le processus de guérison. La première fois que je l’ai rencontrée, c’était une femme de trente-quatre ans confrontée à une mastectomie à cause d’un cancer du sein dangereux.


Elle était réticente à propos de l’opération, elle pensait que les hommes médecins sont trop désinvoltes quand ils suggèrent aux femmes de se faire enlever un sein. En me basant sur ce que je savais de son cas, je l’ai poussée à se faire opérer, et je lui ai parlé de l’importance d’avoir de grandes attentes en entrant au bloc, de considérer la chirurgie comme une chance de libérer son corps d’une maladie grave, plutôt que le début d’une spirale vers le bas menant à la mort.


Nous avons discuté un moment d’études scientifiques et d’anecdotes sur le pouvoir de l’esprit à combattre la maladie, puis elle m’a remercié et elle est partie.
Elle avait décidé de se faire opérer, mais une semaine plus tard son médecin m’a appelé pour dire que l’opération avait été annulée.


La tumeur, que le médecin m’avait alors décrite comme ayant la taille d’« une grenade », avait entièrement disparu. Sheila ne prenait pas de médicaments à l’époque. La seule explication est que sa propre capacité à lutter contre le cancer avait augmenté à cette occasion, avec tout une armée de cellules immunitaires qui ont produit leur propre chimiothérapie et l’ont appliquée aux cellules cancéreuses.


Même si toutes les histoires ne sont pas aussi étonnantes que celle de Sheila, la plupart des patients que j’ai étudié ont prit une décision consciente quand la spirale de leur panique et de leur maladie a atteint un point de désespoir, pour rejeter toute notion d’inévitabilité. Ils sont devenus déterminés à ne pas seulement compter sur les traitements prescrits, mais à jouer un rôle actif dans leur quête de guérison. Ils ont accepté le diagnostic du médecin et les côtés négatifs qui allaient avec, mais ont refusé d’être dissuadés par la prédiction de leur destin.


Ils vivaient tous, de leur propre façon, en dehors d’une ancienne idée qui redevient favorable à travers la recherche médicale actuelle. (L’idée que le système de guérison est connecté à un système de croyances, que l’attitude joue un rôle vital dans le procédé de guérison.) La communauté médicale a reconnu la capacité du cerveau humain à exercer des mesures de contrôle sur le système nerveux autonome, et elle accorde alors plus d’attention au rôle du patient pour surmonter la maladie et maintenir une bonne santé.


Extrait de « Le Pouvoir De Guérir : Trouver Le Guérisseur A L’intérieur », de Norman Cousins